jeudi 18 décembre 2014 à 20 h 30

Au Bistrot de la scène

vignette cuatro

affiche : François Cordier

Venezuela en el corazón

Depuis plus de dix ans, l’ensemble Kantay pratique la musique des andes et spécialement le chant argentin.  L’arrivée de Jose Isturiz, musicien et chanteur venezuelien, nous a ouvert à d’autres rythmes et d’autres sons.  Il nous a transmis sa passion pour la musique du Venezuela, et c’est cette expérience que nous avons voulu partager dans ce spectacle.

Au-delà de la musique et du folklore, nous voulions faire connaître la culture et l’expérience intime des hommes qui l’ont créées.  D’où l’idée de mêler musiques, chansons, textes d’auteurs venezueliens (traduits) et souvenirs de la jeunesse venezuelienne de Jose.

¡ Somos cuatro !

Gérard Brey, de l’association « les Mousquetextes » (lectures à haute voix), a mis son talent  et son expérience au service du choix des textes, de leur traduction, et de leur mise en voix.

Maintenant le compte y est :

  • José Isturiz : cuatro, chant, récit.
  • Gérard Brey : lecture, vaina, chant
  • Jean-Pierre Freling : guitare, percussions, chant
  • Gilles Bousquet : flûtes (quena, siku), guitare, chant

¿ Y ese Cuatro ?

Cuatro c’est aussi le nom d’une petite guitare à quatre cordes,  l’instrument emblématique du Venezuela.

Comme tous les instruments à corde d’Amérique du Sud, Il arrive d’Espagne avec les conquistadores au XVIe siècle et est utilisé d’abord dans les églises. Les indiens et les métis l’adoptent rapidement pour leur propre musique. Un histoire qui s’est répétée pour tous les instruments à corde de la région andine.

Jusqu’au XXème siècle c’est l’instrument d’accompagnement typique de la musique des llanos (plaines venezueliennes), des airs de joropo et de merengue.  Des séries d’accords simples, et surtout une rythmique précise, rapide et très percussive. Le cuatro soutient le chanteur, ce n’est pas un instrument mélodique. A partir du milieu du XXème siècle le petit cuatro venezuelien connaît un autre destin. On le redécouvre, on joue des lignes mélodiques plus complexes, on enrichit les accords. Bref, on fait entrer le petit cuatro dans la cour des grands. C’est aussi ce cuatro là  que nous fera découvrir Jose.